Les nouvelles mexicaines

Je travaille dans le milieu de la télé depuis 10 ans. Durant ces années passées, j’ai travaillé sur plusieurs genres de projets: documentaire, magazine, docu-fiction, etc. Une partie très importante d’un show, est la pré-production. C’est là que toutes les recherches se font et que le projet se bâtit. Il est primordial de bien valider toutes les informations au niveau du contenu avant de les diffuser, c’est une règle de base. Ici (ça me désole vraiment d’écrire ça), il semble qu’ils n’aient pas les mêmes normes qu’au Québec. À titre d’exemple, voilà quelques jours, un terrible événement est survenu dans une école. Il y a eu une fusillade. Voici l’article qu’on pouvait lire, très peu de temps après l’incident;

http://www.mimorelia.com/menor-mata-a-tres-de-sus-companeros-en-secundaria-de-monterrey/

Il est écrit que le jeune homme a tué 3 de ses collègues, a tiré une balle dans la tête de sa professeure et qu’il s’est ensuite enlevé la vie… En vérité, mis à part le jeune homme qui s’est suicidé, il n’y a eu aucun autre mort (heureusement!). Puis quand on se promène d’un article à l’autre, beaucoup d’informations sont différentes. Par exemple, le jeune n’a jamais le même âge et son enseignante non plus, il semble que l’adolescent en question avait des troubles mentaux, mais rien n’est relaté nul part, etc. C’est d’une tristesse, vraiment. Déjà qu’on ne peut pas faire confiance à la police fédérale ici (autre article à venir)… Il semble qu’on ne puisse pas plus faire confiance aux médias non plus. D’un autre côté, je trouve difficile de leur en vouloir, car selon la Fédération Internationale des Journalistes, en 2017, 13 travailleurs des médias auraient été tués au Mexique. Mieux vaut choisir d’habiter dans un autre pays si on veut absolument vivre de ce métier! Bref, lorsqu’on écoute ou lit les nouvelles du Mexique, il faut apprendre à faire un certain tri de ce qu’on peut voir. Ou encore, on peut lire sur des pages comme celle-ci: https://colectivopericu.net/

Les Mexicains sont très actifs sur les réseaux sociaux. Ils se créent des pages, sites et autres et se tiennent au courant entre eux. C’est d’une grande efficacité.

 

Les dépanneurs mexicains

Oxxo, une chaîne de dépanneurs mexicains

Au Québec nous avons les dépanneurs Couche-Tard et au Mexique, ils ont les Oxxo. Certes qu’il y a beaucoup de particuliers et d’autres compagnies, mais les Oxxo se trouvent très facilement un peu partout en Basse-Californie.

P.S. Faites attention! Il arrive (comme sur cette affiche) que le dépanneur indique qu’il est ouvert 24 heures, malgré cela, il se peut que vous arriviez et que tout soit fermé. Il semble que cela soit dû au fait qu’il n’y ait pas assez d’achalandage.

 

Le bruit!

Le Mexique est un beau pays. Les plages sont belles et tranquillisent l’esprit. Par contre, ce n’est pas représentatif de tout le pays! Car au Mexique, il y a du bruit un peu pas mal tout le temps.
Nous habitons dans un petit village très typique, tout près de La Paz. Voici ce que mes oreilles entendent dans une période de 24 heures.
En premier lieu, monsieur et madame Tout-le-monde ont souvent de gros véhicules et ces derniers font parfois pas mal de bruit. Ici, il n’y a pas beaucoup de réglementation en ce qui concerne les véhicules. Il n’est donc pas rare que les gens enlèvent leur muffler par exprès!?
Ensuite, il arrive fréquemment que les voisins possèdent des poules et des moutons. Dois-je vous préciser que ces petites bêtes sont loin d’être silencieuces?
Aussi, plusieurs personnes vendent sur la route, tels que des grandes bouteilles d’eau par exemple ou encore des réservoirs de gaz pour le four. Comment se font-ils remarquer? Ils ont de gros haut-parleurs derrière leur camion et en roulant dans les rues, ils diffusent une annonce auditive en permanence. J’ai trouvé l’exemple de ce qu’on entend en Baja pour le gaz; https://www.youtube.com/watch?v=-AI_4An0V-0.  Après 2-3 ans, ça me fait encore sourire d’entendre ça!
Les chiens… Ici, il y a beaucoup de chiens. Ils servent de gardiens, autrement dit de système d’alarme! Lorsqu’une personne rôde dans la rue, la nuit, ça ne prend pas de temps pour que tout le voisinage le sache.
Le dernier élément de ma liste, mais non le moindre; la musique! Il n’est pas rare que les gens paient un groupe pour venir jouer chez eux lors d’une fête. Comme nous sommes au Mexique et qu’il fait beau et chaud, ces derniers jouent à l’extérieur. Souvent ça commence autour de minuit et ça se poursuit parfois jusqu’à 6h00! Voici un exemple typique, la musique norteña;
Il ne faut pas omettre qu’en plus des spectacles, ces groupent doivent pratiquer!
Quand on vient d’un endroit comme le Québec, là où généralement le bruit cesse après 23h00, disons que le sommeil est un peu perturbé dans les premiers temps. Mais suite à cela, on s’habitue et ça donne un certain charme à l’endroit. Et ce que cela a de positif, c’est que lorsque à notre tour on a envie de faire du bruit, on ne se sent pas mal du tout!

Mourir de son honnêteté…

Voilà 2 ans, avant d’acheter mon premier billet d’avion en destination de la Basse-Californie du Sud, je m’étais bien informée préalablement. Les guides touristiques disaient que c’était un des endroits les moins violents au Mexique. C’est ce qui m’a fait prendre la décision de m’y rendre. À mon arrivée, je trouvais ça vraiment intense car il y avait beaucoup de soldats et de policiers dans les rues. Je me suis renseignée et ce que j’ai appris m’a littéralement scié les jambes. Un humain décapité venait d’être retrouvé. Le corps était à une extrémité de la ville et sa tête à l’autre… C’est un peu épeurant quand on arrive pour des vacances!
 
La Paz reste encore un endroit très calme comparativement à bien d’autres lieux au Mexique, mais malgré tout… Voilà quelques jours, l’ami d’un ami est mort. Mourir fait partie de la vie, ça vient ensemble. Par contre, mourir d’une maladie, de vieillesse, d’un accident, etc. C’est un peu plus « normal ». Mais quand ton ami a perdu la vie parce qu’il refusait d’être soudoyé par les narco, ça laisse sans mot. J’ai vu des yeux remplis de tristesse, de colère, rougis par l’incompréhension et le sentiment d’impuissance. Même si je ne connaissais pas la personne, ça m’a grandement peiné de voir les gens aussi tristes. Comment cet homme, ce membre d’une gang quelconque, a-t-il pu décider d’enlever aussi froidement une vie? Je comprends les gens qui m’entourent en ce moment d’être aussi démunis face à la situation… Quoi faire et comment faire? Il n’y a malheureusement pas de solution miracle et immédiate.
 
Puis, voilà quelques jours, je suis tombée là-dessus;
 
Ces gens ont sincèrement toute mon admiration. Ils luttent pour leur vie, la paix, la tranquillité… Câline, ils sont loin d’être exigeants! Ça devrait être des besoins essentiels de la vie, non? Le Mexique est un beau pays, avec une belle culture, des endroits extraordinaires et des gens plus qu’aimables. Je suis persuadée que si ce n’était pas aussi violent, dû à la guerre des narcotiques, plus de gens viendraient s’établir ici et avec raison… Le seul conseil que je peux me permettre de donner est le suivant: Autant que possible, restez loin de la drogue et des personnes qui semblent « étranges ». Encore plus en tant que touriste, mieux vaut rester loin des problèmes et profiter de la vie dans ce beau pays.
 
À la mémoire de Pépé.

Un jardin mexicain

Un jardin mexicain en devenir
Hier, j’ai fait mon premier « jardin ». Je mets le mot entre guillemets, car j’ai de petits doutes sur ce que ça va donner! Ici, nous sommes dans le désert, donc le sol est de sable… Lorsque j’ai parlé de mon projet de jardinage à ma belle-mère, cette dernière me déconseillait de mettre le tout au sol et ce, même si je voulais ajouter un peu de terre. Elle dit que ce qui se trouve par terre n’est pas propre, donc que mes plantations ne seront pas comestibles. En premier lieu, j’ai décidé de faire un petit coin cactus que j’ai entouré de vieux bois. Je me suis dit; « Nous sommes au Mexique… Si je manque mes cactus, je suis vraiment poche! » Il y en a partout ici, alors il n’y a pas de raison que ça ne pousse pas, non? D’ailleurs petite parenthèse, les cactus sont protégés par les lois fédérales. Ainsi, si vous venez au Mexique, achetez une terre par exemple et que vous la défrichez, vous êtes en obligation d’y laisser les cactus, sous peine d’amende! Même chose si vous conduisez et que par accident, vous frappez un cactus, vous serez dans l’obligation de rembourser le bris/la perte à l’État.

De retour à mon « jardin »… Voilà les raisons des pots sur la photo. Bien entendu, j’ai acheté mon basilic en arrivant, car une sauce tomates sans basilic, n’est pas une sauce tomates pour moi! Ensuite, j’ai planté; tomates, piments verts, avocat, coriandre, citron, orange et graine de pamplemousse. Tous des trucs que nous avons achetés pour manger et dont j’ai conservé les graines (sauf la coriandre). De là mon incertitude. On verra dans un mois ce qui se montrera le bout du nez! Bonne journée!

Cactus à San Pedro

Je vous confirme, en date de mars 2017 que rien n’a fonctionné! J’ai tout perdu! En fait, nous n’avons rien perdu car rien n’a poussé. J’ai tenté de mettre de l’engrais, mais en vain. À ce qu’on me dit, les gens achètent des plants déjà établit et non pas des semences. J’ai même tenté de transplanter une fleur qui poussait dans le sable pour la mettre dans la terre. Elle est morte… La terre semble vraiment différente ici. Nous pensons fortement fabriquer un composte. Je crois que cela aidera grandement les plantes. À vérifier d’ici quelques semaines!

La cucaracha

https://www.youtube.com/watch?v=4ncXpR1cX7s

La cucaracha… Eh boy! Que de souvenir en entendant cette chanson! Ça me ramène dans les années 80, dans les party de famille. À l’époque où j’étais encore innocente, mais surtout à laquelle je ne savais pas encore ce qu’était qu’une cucaracha! Voilà quelques jours, j’ai eu une visite surprise dans mon salon et je dois avouer… J’ai fait tout un saut! J’ai déjà eu d’autres visites auparavant, à Montréal… Des mulots. Sans exagérer, je crois que ma dernière visiteuse, la coquerelle, de par la grosseur qu’elle avait, elle aurait mangé le mulot d’un coup. Comble de toute chose… Ça vole ces trucs en plus!
Moral de l’histoire, on garde les portes fermées autant que possible!

La bureaucratie de l’autre pays

Vous avez déjà vu le film Astérix et les 12 travaux? Plus précisément, la partie dans la maison qui rend fou; https://www.youtube.com/watch?v=c45FtDhdDoY?
J’ai toujours adoré cette partie du film, je la trouve très drôle. Mais j’étais loin de penser qu’un jour, je vivrais une situation assez semblable!
Au Mexique, lorsque vous avez des documents importants à régler, prévoyez du temps, mais beaucoup de temps! Je croyais que notre système gouvernemental canadien était champion dans ce domaine, puisque plusieurs départements ne se parlent jamais, donc l’information ne se rend pas à bon port. Mais non, j’avais tord, ailleurs aussi! Ici pour avoir un document, ça prend un papier qui donnera l’autorisation à l’autre papier d’exister et ainsi de suite. Et non je n’exagère pas! Voici en exemple, une des quelques situations que nous avons vécues.

Mon conjoint travaille dans un hôpital à l’administration. Il avait demandé un arrêt de travail de 6 mois pour venir me voir au Québec. Il devait recommencer à travailler le 1er décembre. Quelques jours avant cette date, il communique avec son syndicat pour s’assurer que tout est en ordre et on lui confirme que tout est beau. Or, à son arrivée en poste le 1er, une remplaçante avait été appelée pour lui, au cas ou?! De retour dans sa routine, mon amoureux travaille durant une semaine et il débute une infection à l’oeil. Un matin, on se lève tôt pour aller attendre en ligne à l’hôpital, pour arriver avant l’ouverture et passer rapidement. Lorsque le temps est venu de remettre son nom, la préposée ne le trouve pas dans le système, il est toujours un employé inactif?! On se rend alors au syndicat (à l’autre bout de la ville) pour voir ce qui se passe. Un formulaire, n’aurait pas été rempli par l’employée en charge des « absences » (qui aurait dû être fait avant son retour). Mon chum travaille (dans un emploi gouvernemental, je le rappelle) depuis 1 semaine et son nom n’apparaît nul part. Non seulement il ne peut pas rencontrer de médecin, mais en plus, il ne sera pas payé! Il lui faut maintenant courir après un document qui prouve qu’il est bien de retour au travail pour débloquer sa paye (qui est remise à plus de 2 semaines maintenant) ainsi que son dossier médical pour avoir droit à des traitements en cas de besoin. Il devra par lui-même apporter ce dit document à son syndicat en plus de le rapporter à l’hôpital pour enfin voir un médecin. Le tout devrait être rétablit d’ici une semaine environ!? Dernier détail mais non le moindre, il faudra qu’il fasse des copies de ce papier. Car dans le passé, il est déjà arrivé que des documents se perdent à l’interne… Magie!

Je ne veux pas avoir l’air d’une personne qui crache sur le pays qui l’accueille en ce moment, mais avec des situations comme celle-là, j’ai envie de faire comme Obélix et de me lancer dans les murs! Mais avant tout, ce que je trouve le plus triste là-dedans, se sont les travailleurs spécialisés qui sont touchés directement. Ces derniers travaillent forts pour donner un bon service et faire rouler le système du mieux qu’ils le peuvent (infirmières, médecins, spécialistes, chefs de département, etc). Malheureusement, plusieurs personnes qui les entourent sont en poste car leur mère, père, frère, soeur, cousin, enfant et autres relatifs quelconque leurs ont trouvé cet emploi. Oui c’est beau et c’est bien la solidarité et la fraternité, mais quand ça nuit au système à ce point… Des personnes spécialisées et compétentes se retrouvent sans emploi car ils n’ont pas les bons contacts, aux bonnes places. Tristounet.

 

Quand la rue devient une rivière

Les rues qui se transforment en rivière lors des orages

 

Lorsqu’il pleut ou qu’il neige à Montréal, l’eau s’évacue progressivement par le système d’égout. Or ici, un système souterrain, ça n’existe pas! L’eau se forme naturellement un chemin pour se rendre à la Mer. C’est assez impressionnant lorsqu’on a jamais vu cela… Car les rues se transforment en rivières! À La Paz, il pleut en moyenne 20 jours par année. Ce fut un privilège d’assister à ce petit déluge qui ne cherchait qu’à retourner d’où il venait.