À tous les maux, UN remède!

Téquila shots
Préparation pour des shooter de Tequila
Bouteilles de téquila magasin
Rangée de bouteilles de Tequila à l’épicerie

De retour au Mexique, j’ai malheureusement apporté dans mes bagages un maudit rhume! À un point tel qu’au moment de poser pied sur terre, à la sortie de l’avion, ma voix n’était plus. Rapidement qu’est-ce qu’on me suggère de prendre? De la Tequila! J’ai eu comme réflexion: « Hum, c’est drôle, pour un mal de gorge, il me semble que l’on conseille de la Tequila… Pour des problèmes de digestion, idem. Pour aider à dormir, encore cet alcool… » J’ai trouvé juste de faire une petite recherche à ce sujet pour un nouveau texte à vous partager.

En visitant plusieurs sites, j’ai retrouvé ces mêmes informations; la Tequila aiderait à perdre du poids, à baisser le mauvais cholestérol, à baisser le taux de sucre dans le sang, à combattre le rhume, à soulager la douleur, à mieux dormir… Wow, c’est miraculeux ce truc que je me dis! Mais il faut tenter de faire la part chose. Allons-y donc point par point.

  • Ça aiderait à perdre du poids. Toute personne qui a déjà fait un régime sait très bien que l’alcool est à à proscrire. Mais il semble que l’agave, plante qui est la composante majeure de la tequila, soit un sucre naturel qui ne resterait pas stocké comme le mauvais sucre. On dit aussi que la Tequila consommée seule serait un coupe-faim… Personnellement, j’ai quelques doutes à faire un régime à la Tequila et vous?
  • La Tequila baisserait le mauvais cholestérol et aiderait au diabète. L’agave bleu ferait grimper le taux d’insuline (bon pour le diabète) et baisserait le taux de triglycérides (bon contre les mauvais cholestérols). Hum… Je suis loin de maîtriser le domaine de la médecine, mais avoir un de ces 2 problèmes de santé, je crois que je ferais plus de recherche et que j’en discuterais longuement avec mon médecin. Car ce qui me dérange un peu dans cette affirmation, c’est; si la Tequila à tant de bienfaits, pourquoi y a-t-il (selon les statistiques de 2017) 15% de la population qui a le diabète?
  • Cet alcool aiderait à soulager la douleur. En premier lieu, il s’agit d’alcool, donc c’est un stérilisateur naturel. En cas d’urgence, c’est toujours pratique à avoir à proximité! Également, c’est une sorte d’anesthésique (comme plusieurs autres alcools). Ici rien à ajouter, tout est dit!
  • Ça aiderait à mieux dormir et contrer une grippe ou un rhume. C’est un alcool relaxant, donc effectivement, ça aide à dormir! Ça aiderait aussi à faire transpirer pour se débarrasser des toxines, afin de faire sortir un virus. À essayer lors du prochain rhume!?

Je dois l’avouer, je suis un peu vendue, mais je n’ai pas de problème de diabète, ni de cholestérol et surtout je ne bois pas 1/2 litre de Tequila par jour! J’aime bien la bonne Tequila que l’on retrouve au Mexique. Que se soit sous forme de shooter, en margarita ou encore dans une sangrita. Je ne crois pas qu’elle soit bonne contre tous les maux, mais du moins, elle est rafraîchissante! D’ailleurs si vous passez par Ensenada en Basse-Californie, vous vous devez de boire une margarita, car selon les dires, il s’agirait de la ville où a été créé ce cocktail. Ils sont tout simplement savoureux à boire! Et promis, après 2-3 verres, vous n’aurez plus mal nulle part, vous serez joyeux, détendu et vous dormirez comme un bébé! Bonne dégustation! 🙂

P.S. Phrase plate à lire, mais bonne à redire; la modération à bien meilleur goût!

Les fourmis, les lézards et le serpent

lezard
Mauvaise photo (!) d’un petit lézard… C’est qu’ils sont difficiles à attraper!

Le retour! Nous nous sommes absentés de notre petite maison durant quelques mois, le temps d’un nouveau contrat au Québec et l’arrivée d’une charmante petite puce. À notre retour, nous avons eu droit à quelques surprises. Notre bloc de béton est situé dans un environnement assez naturel à El Centenario et la nature avait commencé à prendre possession des lieux.

La première semaine, j’ai sursauté et crié à maintes reprises. Certes que la famille venait faire son tour fréquemment, mais elle ne vivait pas à temps plein dans la maison. Dans les premiers jours, je suis tombée sur une petite colonie de fourmis. Vous me direz: « Des fourmis il n’y a rien là! » Quand elles mordent, c’est une autre paire de manches. Je sais bien de quoi je parle, car j’ai marché dans un nid de fourmis étant jeune et le résultat n’avait pas été super chouette, croyez-moi puisque je m’en souviens beaucoup trop pour ce bien jeune âge! Il s’agit de minuscules fourmis brunes-rouges et elles sont plutôt agressives.

Ensuite, il y avait quelques lézards qui s’amusaient à rentrer et sortir… Bien oui entrer et sortir, car ça se rappelle par où ça passe et ça ressort par le même endroit (du moins la plupart du temps!). Plutôt intelligentes ces petites bêtes! De plus ça bouge vite un lézard et souvent, je me disais que c’était ma fatigue qui me poussait à voir des choses… et bien non! Les petites crottes qui se trouvaient un peu partout dans la maison ne mentait pas! Aussi, j’avais l’habitude de voir des lézards verts, alors que ceux-ci étaient de couleur jaune. Mon chum me disait; « C’est bien des lézards, ça mange les insectes! » Ouin…

Finalement, la cerise sur le gâteau, une belle journée, alors que je joue avec ma puce, j’aperçois dans la cuisine une minuscule tête avec une langue qui sort tout près de l’évier!!! Bordel, c’est un serpent!? J’ai crié tellement fort que mon amoureux est sorti de la douche en catastrophe pour voir ce qui se passait. En bonne fille beaucoup trop apeurée par ce qu’elle venait de voir, j’ai pris ma fille et suis allée me réfugiée sur le lit, dans la chambre, en fixant la porte jusqu’à temps que mon bel homme vienne me rassurer. C’était un bébé serpent à sonnette, dans notre maison?! Ça me laisse encore sans mot.

Ainsi, la nature faisait ce qu’elle avait à faire! Les fourmis étaient mangés par les lézards, qui eux étaient mangés par le petit serpent. Bref, il était plus que temps que l’on revienne! Nous avons trouvé tous les petits trous inimaginables et avons tout bouché. Tout cela en plus de mon expérience dans le passé avec la coquerelle, voir article: La cucaracha. Disons que je découvre une toute nouvelle panoplie d’animaux et d’insectes au Mexique.

Maintenant, plus que jamais, je me rappelle les paroles de mes parents alors que j’étais enfant; « Ferme la porte, les souris vont rentrer! » Croyez-moi, je suis maintenant plus que vigilante sur les portes. Elles restent fermées autant que possible et les petites souris du Québec me manquent presque! 🙂

Les stations-service au Mexique

Le gaz… Ici, on circule beaucoup en voiture, alors l’essence est plutôt essentiel. J’écris cet article pour bien vous informer et vous mettre en garde à ce sujet si vous venez faire un tour au Mexique et prévoyez louer une voiture.

En premier lieu, dans les stations-service au Mexique, on ne mets pas l’essence nous-même. Une personne est assignée à chaque pompe et elle fera ce travail pour vous. Si elle nettoie vos fenêtres en plus, il est suggéré de lui donner un pourboire (environ 10-20 pesos). Les Mexicains aiment bien le fonctionnement par couleur. De sorte que vous ne commanderez pas du « super » mais plutôt du « rojo », le « verde » est le régulier. Ce qu’il faut savoir d’important, c’est qu’il y a malheureusement beaucoup d’histoires de vol en ce qui concerne l’essence. Quand vous commanderez votre montant de gaz, vous pouvez montrer votre billet (ex; 500 pesos), mais ne remettez toujours l’argent qu’à la fin. Car on entend trop d’histoires de touristes qui ont donné 500 pesos, mais dont l’employé de la station obstine que ce n’était que 50 pesos, après avoir fait un tour de passe-passe avec les billets. Aussi, assurez-vous que le montant est bien à zéro sur le compteur lorsque le remplissage débute et vérifiez que le montant demandé, est bien ce qui est affiché sur la pompe à la fin. Les pompistes ne sont pas tous des voleurs, bien au contraire, mais en tant que touriste vaut mieux être prévenu. J’ai même entendu des histoires à propos des compagnies de gaz qui tentent elles aussi de voler les clients en programmant les machines pour en verser moins?! Bref, soyez toujours vigilant. Le prix de l’essence a connu une grande hausse au Mexique dernièrement et le salaire moyen brut par jour est d’environ 300 pesos. En ce moment le litre de régulier est à 16,50 pesos, faites le calcul, pour seulement 40 litres, ça coûte en avril 2017, 660 pesos. Ça ne laisse déjà plus beaucoup d’argent pour vivre. Les gens font ce qu’ils peuvent pour s’en sortir et parfois au détriment des autres…

À la prochaine 🙂

Marie-Claude

station essence
Pompe de la plus grande compagnie d’essence au Mexique.

P.S. Aussi, il y a un sens pour entrer et sortir de la station-service. Mieux vaut prendre quelques minutes pour observer que de se faire dévisager et klaxonner! 🙂

Le recyclage au Mexique

Le recyclage au Mexique, voici un sujet qui me tient à cœur! Avant de déménager ici, je demeurais dans le quartier Rosemont à Montréal. J’avais de la chance, car devant ma porte on ramassait mon recyclage et mon composte. Je jetais en moyenne un sac de vidange aux deux semaines et je trouvais ça vraiment chouette. À mon arrivée ici, j’étais un peu perplexe, car il n’y avait aucun recyclage. À deux, on doit jeter environ trois à quatre sacs de poubelle par semaine! Sur les bords des routes, on peut voir beaucoup de déchets de tous les genres; pneus, bouteilles de verre, du plastique, du papier, etc. J’avais un peu de difficulté à comprendre ce « désordre » et j’ai commencé à lire et à faire de la recherche sur le sujet. Après tout, le bac de recyclage chez le citoyen n’est apparu que dans les années 90 au Québec. Je me suis dit; « Tout n’est qu’une question de temps ici aussi, mais en attendant comment puis-je aider ce processus à avancer? ». Pour débuter, nous sommes allés à la ville et on nous a répondu qu’il n’y avait aucun système en place et encore moins d’argent pour le recyclage. Il n’y a que les grands magasins qui en font (cela leur donne une exemption de taxes). J’étais un peu déçue et je me demandais ce que j’allais faire de ce que je gardais à la maison (bouteilles de plastique et de verre, canettes d’aluminium, papier…). Je décide de continuer mes recherches. Il y a de rares petits endroits qui peuvent recevoir une peu de notre recyclage à la Paz, à des heures et jours bien précis, mais tout est séparé d’un bout à l’autre de la ville. Un peu plus loin, à la Ventana, des bénévoles reçoivent une fois par semaine le recyclage. Tout est donné à l’école du village et cela les aiderait à recevoir du matériel et/ou quelques sous. Par contre, cet endroit est à 45 minutes/1 heure de route seulement pour y aller. Est-ce que dans notre cas, ça vaut la peine de polluer en roulant 1h30/2 heures, en plus du prix de l’essence… Aussi, je tombe sur la compagnie Petstar (http://www.petstar.mx/) qui est un des plus grands transformateurs de PET au monde (voir l’article L’eau au Mexique). La compagnie est située dans la grande ville de Mexico et je ne suis pas plus avancée… J’ai même pensé acheter une machine, car je crois qu’il faut éduquer les gens et les habituer, comme ça été le cas au Québec. Je me disais; « Pourquoi ne pas mettre en place une machine qui donnera le crédit pour une bouteille d’eau lorsque les gens en rapporte 10?» Par contre le coût de la machine n’était pas donné et elle ferait une très, très longue route. Aussi, il faut savoir que les gens boivent plus de boissons gazeuses que d’eau au Mexique, allais-je encourager ça? Avec un peu de raisonnement et de réflexion, je me suis dit qu’il fallait que je commence à petite échelle. Comment puis-je recycler? J’ai commencé à chercher tout ce que je pouvais faire avec mon recyclage et maintenant je teste! Encore une fois merci Pinterest! Je commence avec ça et on verra ensuite où cela me mènera. Et vous, avez-vous déjà créé avec du recyclage, si oui, quoi?

Objets recyclés
Bouteilles de verre et liège recyclés

Sous-verres fabriqués avec des morceaux de liège ainsi que des chandelles coulées dans des bouteilles de verres.

Petites briques et verre.JPG
Petites briques avec dessus de verre brisé

Briques avec comme décoration de dessus des morceaux de verre brisés.

Prochain projet, faire des paniers avec des pages de revues et je journaux. À voir! 😉

Les allergies

Comme on dit; « Nouveau pays, nouvelles bactéries… » Alors je vous présente ma nouvelle amie Loratadine;

Pilule allergie
Pilule contre les allergies

À quoi elle sert? À calmer mon urticaire! Je n’avais jamais vécu ça auparavant et cela fait maintenant 2-3 fois que ça arrive. La première fois, nous sommes allés monter une montagne pour admirer le lever du soleil. À notre descente, je me suis mise à me gratter assez intensément sur les jambes et les bras. Ma peau est devenue toute rouge et à certains endroits j’étais boursouflée comme si j’avais été piquée par plusieurs maringouins. Nous nous sommes alors précipités à la pharmacie. À ce niveau, les Mexicains ont compris quelque chose. On peut se présenter dans une pharmacie et en payant quelques pesos, (environ 50-60 pesos = moins de 5$ CAD en date d’aujourd’hui) rencontrer un médecin. Même si on n’est pas citoyen, on a droit à ce service privé très abordable. D’ailleurs à la pharmacie c’est assez semblable, votre prescription est terminée et vous avez besoin d’un renouvellement de votre médicament? Vous n’avez qu’à demander et vous recevrez! Je trouve ce système tellement pratique. Aucunement besoin d’attendre des heures à l’hôpital pour une mini urgence ou pour une prescription échue (pour un léger problème, on s’entend!). Je reviens à ma peau rouge qui me démange comme ça ne se peut pas… Il s’agit d’une réaction inflammatoire, une sorte forme d’urticaire. L’air ambiant est rempli de pollens, moisissures, poussières, etc. et même si je n’ai touché à aucune plante, j’ai développé une forme d’allergie. La Loratadine est un antihistaminique et elle soulage les effets très indésirés de l’allergie. En une heure, la démangeaison, la rougeur et les boutons ont tous disparus. Comme si rien ne s’était produit! Alors en cas d’une petite urgence comme celle-ci, ne vous gênez pas pour vous rendre dans une pharmacie, ils peuvent vous être de bons conseils.

 

 

Les toilettes au Mexique

Je sais, c’est un drôle de sujet! Mais c’est tout de même important d’en parler.

En premier lieu, dans les toilettes des lieux publics, vous remarquerez qu’il y a pratiquement toujours une poubelle à côté de la cuve et parfois une affiche sur la porte. Celle-ci vous demandera de mettre votre papier usé dans la poubelle. Car les toilettes de plus de 10 ans n’ont pas un système d’égout fonctionnel. Si vous y ajoutez du papier, ça sera à vos risques et périls! Il y a de fortes chances que tout bloque ou encore, vous devrez tirer la chasse d’eau à plusieurs reprises avant que la toilette ne se vide. Je sais, quand nous ne sommes pas habitués à cette façon de faire, ça dégoûte un brin. Mais il faut faire avec. Puis il faut savoir que ces poubelles sont vidées fréquemment. Et après tout, au Québec, le programme d’assainissement des eaux est en fonction depuis seulement la fin des années 70. Tout n’est donc qu’une question de temps pour le Mexique aussi.

Ce qui est drôle lorsqu’on achète du papier à l’épicerie, c’est que la majorité des marques sont parfumées. Alors attention de bien lire avant d’acheter. Puisque pour les femmes n’étant pas habituées à ces produits, ce papier qui sent bon peut malheureusement causer une infection très indésirée. À éviter lorsqu’on est en voyage! 🙂

Le papier de toilette
Le papier de toilette au Mexique

Également, je vous suggère fortement de toujours avoir avec vous de l’eau et des mouchoirs. Certes que dans les nouveaux endroits, tout sera propre et fonctionnel, mais quand on voyage sur la route on ne sait jamais. Il m’est arrivée à quelques reprises qu’il n’y ait pas de papier, d’eau et encore moins de savon. J’étais bien heureuse d’avoir mon petit sac de mouchoirs dans ma sacoche ainsi qu’une bouteille d’eau pour me rincer les mains.

Mixer les passions; voyager et travailler

Normalement, je mets toujours en ligne mon article en début de semaine, mais je crois avoir une bonne raison d’écrire quelques jours plus tard. Nous étions à l’extérieur de La Paz, car mon conjoint a reçu une offre pour travailler sur un gros show de musique à Loreto. Je me suis dit; « Wow, mixer le travail de la production et voyager, j’ai toujours adoré! C’est une chance en or! » J’ai donc offert de faire des photos de plateau gratuitement afin d’accompagner mon homme. J’ai tout simplement adoré mon expérience! Certes que j’aurais aimé visiter à nouveau cette charmante petite ville, mais nous n’avons aucunement eu le temps. Toute l’équipe était charmante, les techniciens étaient professionnels, on avait droit aux mêmes genres de blagues et attitudes que sur n’importe quel plateau, l’équipement était de qualité… Bref, j’avais l’impression de me retrouver sur un plateau de tournage au Québec! Sauf qu’il y avait des palmiers et que les gens parlaient une autre langue. Si j’avais la chance de faire un tournage au Mexique, je sauterais définitivement sur l’occasion sans aucune hésitation. Les seuls trucs que je déplore, se sont les conditions de travail. Le patron était très gentil, chacun avait une chambre d’hôtel, il y avait de l’eau de disponible en tout temps, des toilettes étaient accessibles facilement, les repas étaient payés, etc. Mais c’est clair que les Mexicains ne sont pas protégés par un syndicat. Dans le sens ou, la sécurité au travail est loin d’être une priorité comme au Québec, ainsi que les heures de travail… Certains techniciens ont fait une journée de travail d’environ 17-18 heures et jamais je n’ai entendu quelqu’un se plaindre ou faire la moue. J’ai trouvé cela courageux et tout à leur honneur. Vraiment! Si une autre occasion se présente, c’est clair que j’y retourne. Car même si nous étions dans une petite ville éloignée de Montréal, j’avais l’impression d’être chez moi.

Show Loreto
Show à Loreto, mars 2017

Les routes au Mexique

D’un pays à l’autre, les codes de la route diffèrent. Le premier conseil que je vous donne en ce qui concerne la conduite au Mexique c’est de prendre des assurances. Car en cas d’accident, vu que vous êtes l’étranger vous serez pratiquement toujours le coupable. Au Mexique, la majorité des gens ne sont pas assurés sur leur véhicule, car ça coûte cher, alors tout ce négocie suite à un accrochage. Si vous n’êtes pas assurés, il sera préférable de dédommager monétairement car cela vous coûtera plus cher d’aller en cour et de vous faire poursuivre.

La sécurité est très différente; les bébés et les enfants sont bien souvent assis en avant sans siège d’appoint, des gens sont assis à l’arrière des pick-up, les motocyclistes ne portent pas de casque et il arrive qu’ils se promènent à trois sur une moto, on voit des quatre roues sur la route, etc. Bref, tout semble si léger et simple ici qu’on en vient même à se demander si le Québec/Canada est zélé au niveau de la sécurité routière!

En ce qui concerne la conduite, ce n’est pas la même chose du tout! Les arrêts sont plus glissés (si on ne fait pas de même, les autres véhicules passent à notre place!), plusieurs tournent à droite ou à gauche sur les lumières rouges, les lignes jaunes sur l’asphalte ne représentent pas vraiment grand chose (s’il faut dépasser alors qu’il y a une ligne jaune continue, on le fait c’est tout), les limites de vitesse ne sont pas vraiment respectées, les clignotants viennent clairement en option lors de l’achat du véhicule, les autos sont stationnées en tout sens et côté de la rue, etc. On doit avoir des yeux tout le tour de la tête, être très attentif et faire beaucoup de « eye contact » et de signe de main aux autres conducteurs et piétons. C’est comme ça que ça fonctionne ici.

La police… Encore une fois, on se demande à quoi elle sert celle-là. Elle donne plus de ticket pour les vitres trop teintées que pour les vraies infractions importantes et dangereuses, telle que la conduite en état d’ébriété par exemple. Juste avant les fêtes, les policiers font des barrages et vérifient si les papiers sont en règles et donnent des amendes si ce n’est pas le cas. Bien des Mexicains les accumulent des années durant, pour négocier un prix à la baisse dans un avenir quelconque. Aussi, il n’est pas rare de voir des véhicules sans plaque d’immatriculation sur la route.

La nuit, il faut être très prudents, car les vaches et ânes traversent les routes à leur gré. Il faut savoir que si on tue une vache ou un âne avec notre voiture, on devra payer l’animal à son propriétaire. Autre détail très important, en cas de panne, n’abandonnez jamais votre véhicule vide sur le bord de la route, vaut mieux appeler une remorque et l’attendre. Car des gens passent et y mettent le feu (ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas plus que  vous!).

En guise de conclusion, observez bien la conduite des gens autour pour vous y faire et redoublez de prudence. Bonne conduite! 🙂

vache-route
Les vaches et ânes que l’ont voit fréquemment sur le bord de la route

 

Quelques photos en rafale;

Voici un exemple de voitures stationnées.

Voitures stationnées
Voitures stationnées dans une rue au Mexique

Comme vous pouvez le voir, ça porte un peu à confusion, car les véhicules circulent dans les 2 sens dans cette rue.

Motocycliste Mexique
Motocycliste sans casque

Il est plus rare de voir des motocyclistes avec un caque que sans…

Camion Mexique
Famille dans la boite arrière d’un camion

Beaucoup de gens voyagent dans la boite arrière des camions.

L’eau au Mexique

La péninsule de la Basse-Californie est entourée d’eau. D’un côté, il y a la Mer Pacifique et de l’autre la Mer de Cortez. Traverser d’un bord à l’autre prend environ 1 heure. L’océan est toujours magnifique à voir de partout et accessible facilement, par contre l’eau chez l’habitant n’est pas bonne à consommer du tout. Au Québec, il y a de l’eau partout et celle qui sort de nos robinets à la maison est très bonne à boire dans l’immédiateté. Ici, c’est une autre histoire et particulièrement pour cuisiner. En ce qui me concerne, j’ai un système très fragile et l’adaptation alimentaire n’a pas du tout été facile. Voici quelques-uns de mes trucs, remarques et observations.

En premier lieu, c’est triste, car j’étais habituée au recyclage, alors qu’ici, il n’y a rien du tout (mais on essaie de trouver des solutions, on en rejase dans un futur texte!). Il faut donc apprendre à faire certains deuils en venant habiter ici. C’est assez absurde en soit, car le Mexique est un grand consommateur de bouteilles de plastique. Également, on trouve dans ce pays un des plus grands transformateurs au monde de PET (abréviation de polyéthylène téréphtalate), la compagnie PetStar; http://www.petstar.mx/. J’ose espérer que tout est une question de temps pour changer les habitudes des gens. Lorsque vous achetez des bouteilles d’eau à l’épicerie ou au dépanneur, il n’y a aucun problème, car elles sont bien scellées. En ce qui concerne les bouteilles de 18 litres, faites attention. Des camions se promènent dans les rues des quartiers résidentiels pour en vendre (tout comme le gaz, voir l’article Le bruit!), mais prenez garde. Les gens de la place consomment cette eau sans problème, mais en ce qui me concerne, mon corps réagit fortement. Ces bouteilles ne sont pas affiliées à une marque et elles ne sont pas scellées, on ne sait donc pas d’où elles viennent. À vos risques et périls!

Au niveau bar et restaurant, je vous conseille fortement de faire une recherche préalablement. Du moins si vous avez un système digestif sensible comme le mien ou que vous venez tout juste d’arriver. Une grande majorité des endroits font attention, servent des aliments bien nettoyés et de la glace faite d’eau purifiée, mais on ne sait jamais. Une fois, je suis allée dans un événement et j’ai consommé deux cocktails à base de jus de pamplemousse et de tequila, le tout bien garni de glace. Je vous épargne les détails de ma nuit!

À la maison, voici ce que les gens utilisent;

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Désinfectant pour l’eau

On met nos aliments dans un bol d’eau purifiée, on ajoute quelques gouttes du désinfectant (10 gouttes pour 1 litre) et on laisse tremper durant 15 minutes. Suite à cela on rince nos aliments à l’eau purifiée et le tour est joué. Certains Mexicains font cette procédure pour les fruits et légumes qui seront consommés crus. En ce qui me concerne, je fais cette procédure pour tous les aliments dû à ma grande fragilité. Certes que cela augmente le temps de préparation, mais on s’y fait à la longue. Puis oui c’est agréable de manger au restaurant, mais pour épargner, il n’y a rien de tel qu’un bon repas fait maison. Bon appétit! 🙂

Mise à jour du septembre 2018:

À notre retour, je n’ai pas acheté le désinfectant pour l’eau, car la dernière année cela avait pris un bon 2 mois à mon système à s’habituer. De plus il m’arrivait encore d’avoir des crises après plus de 5 mois. En ce moment, j’achète de la salade prête à consommer et je nettoie mes aliments crus avec de l’eau purifiée seulement. Durant le derniers mois, je n’ai eu qu’environ 3-4 crises, ce qui n’est pas si mal. Bien souvent, cela était dû à des aliments préparés d’avance, telle qu’une sauce pour Chilaquiles par exemple. Donc à vous de voir ce qui fonctionnera le mieux. La méthode essais et erreurs est bien souvent la meilleure!

La sécurité

Au Mexique bien des trucs diffèrent sur bien des sujets, mais cette fois-ci, parlons maison et sécurité. Ici, les détecteurs de fumée ne sont pas obligatoires. Au Québec, on sait que si les pompiers passent à la maison, qu’ils vérifient notre détecteur et que celui-ci ne fonctionne pas, nous aurons droit à une contravention. Les matériaux de fabrication de maison au Mexique ne sont pas les mêmes qu’au Québec. À titre d’exemple, la maison dans laquelle je vis présentement, est à l’épreuve des ouragans (eh oui, l’été ils sont assez fréquents!). Tous les murs sont en béton, donc assez difficile de prendre en feu. Le détecteur n’est donc pas LA priorité.

Aussi, la plupart des portes et fenêtres de maisons sont couvertes d’une grille de protection, en voici un exemple;

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Exemple de protection couvrant les portes et fenêtres.

Ces grilles de métal sont soudées dans les murs de béton au-devant des portes et fenêtres. Il est donc pratiquement impossible de rentrer à l’intérieur, à moins de littéralement briser les murs. Grâce à ces protections, on peut dormir les fenêtres ouvertes. Sans cela, je n’oserais même pas! Car par ici, les histoires de gens qui se sont fait voler, voir même lorsqu’ils dormaient ne sont pas rares. Également, les habitations sont entourées de murs ou de clôtures qui protègent le terrain et la maison. En parlant avec quelques personnes vivant ici depuis toujours, on m’a dit que voilà une dizaine d’années, ce n’était pas ainsi. Lors des journées trop chaudes d’été par exemple, les gens faisaient du camping sur leur terrain, ils laissaient les portes et les fenêtres débarrées et ce n’était pas dangereux. Or, de nos jours, tout cela est fortement déconseillé. Les raisons de ce changement de mode de vie n’est pas tellement clair. Tout cela serait dû à un mélange de l’augmentation de la pauvreté, de l’arrivée « d’étrangers », des cartels de drogue, etc. Donc, protégez-vous et pensez sécurité avant tout! Barrez vos portes et fenêtres lorsque vous quittez ou que vous dormez s’il n’y a pas de protection. Dans le meilleur des mondes, évitez de consulter la police. Pour déjà avoir été dans cette situation (on a dévalisé ma chambre d’hôtel et tout volé sauf mon linge sale!) c’est loin d’être une partie de plaisir. La personne en charge de prendre ma déposition au poste de police dormait. Cette dernière a même osé me demander si je pouvais revenir plus tard pour retourner se coucher?! Certes qu’il était environ 3 heures du matin, mais quand même! En ce qui concerne la Police Fédérale, les gens d’ici ne leur font pas confiance du tout. Bien souvent, ils sont corrompus et ils ne feront absolument rien pour vous aider. Pensez à votre sécurité premièrement et avant tout et faites confiance à votre instinct.

Je sais que tout cela est absurde, mais c’est comme ça. Le Mexique est un super pays, il fait beau et chaud, en Basse-Californie l’océan est partout autour de la péninsule, les palmiers et cactus sont charmants à voir… Mais il faut garder les portes et les fenêtres fermées et barrées. À la longue, on s’habitue et on apprend à bien profiter de l’extérieur durant le jour.