Le fameux spring break

Cette année, j’ai eu la chance de vivre mon premier spring break. En fait, vivre est un bien grand mot puisque ça n’a duré qu’une journée! Ma belle-famille n’aime pas vraiment cet événement, mais ils ont tous eu la grande amabilité de me suivre dans cette aventure. Il faut savoir qu’au Mexique, ça dure une quinzaine de jours. Les étudiants ont 2 semaines de congé et les parents, bien souvent n’ont qu’une semaine. Mais tous font leur possible pour que ça dure le plus longtemps possible, car ils y mettent beaucoup d’énergie. En premier lieu, ils préparent leurs biens. Ils apportent; barbecue, gaz, chaises, tentent, nourriture, alcool, radio, eau, liqueur, etc. Tout est empilé dans les boites de camions, sur les toits des voitures, bref là où il y a de la place et pareillement pour les êtres humains. Ils se trouvent un petit trou dans un véhicule, peu importe où, pour se rendre à destination. Nous avons roulé pendant plus d’une heure, car nous avions l’espoir de trouver un coin un peu plus tranquille, mais en vain et ce, même si la Basse-Californie est entourée d’eau. Partout devant la Mer, il y a un campement de monté et chaque famille à son carré, comme dans un camping. Ils montent leur « maison » temporaire avec ce qu’ils ont sous la main; carton, tissus, draps, tente, etc. Ils se fabriquent même des toilettes. Plusieurs utilisent la boite de carton d’un électroménager, ils creusent un trou dans le sable, découpe une porte et puis voilà!

Bref, c’est vraiment impressionnant de voir autant de monde réuni dans un même endroit et de découvrir leur système D. Je suis contente d’y être allée et d’avoir vu cet événement de l’année qui est une tradition pour les Mexicains. Mais je dois avouer être comme ma belle-famille et ne pas trop aimer le faire comme tout le monde

À bientôt!

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Camion qui se dirige vers la plage
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Les tentes installées devant la Mer
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Toilette

 

Les stations-service au Mexique

Le gaz… Ici, car on circule beaucoup en voiture, alors l’essence est assez essentiel. J’écris cet article pour bien vous informer et vous mettre en garde à ce sujet si vous venez faire un tour au Mexique et prévoyez louer une voiture.

En premier lieu, dans les stations-service au Mexique, on ne mets pas l’essence nous-même. Une personne est assignée à chaque pompe et elle fera ce travail pour vous. Si elle nettoie vos fenêtres en plus, il est suggéré de lui donner un pourboire (environ 10 pesos). Les Mexicains aiment bien le fonctionnement par couleur. De sorte que vous ne commanderez pas du « super » mais plutôt du « rojo », le « verde » est le régulier. Ce qu’il faut savoir d’important, c’est qu’il y a malheureusement beaucoup d’histoires de vol en ce qui concerne l’essence. Quand vous commanderez votre montant de gaz, vous pouvez montrer votre billet (ex; 500 pesos), mais ne remettez toujours l’argent qu’à la fin. Car on entend trop d’histoires de touristes qui ont donné 500 pesos, mais dont l’employé de la station obstine que ce n’était que 50 pesos après avoir fait un tour de passe-passe avec les billets. Aussi, assurez-vous que le montant est bien à zéro sur le compteur lorsque le remplissage débute et vérifiez que le montant demandé, est bien ce qui est affiché sur la pompe à la fin. Les pompistes ne sont pas tous des voleurs, bien au contraire, mais en tant que touriste vaut mieux être prévenu. J’ai même entendu des histoires à propos des compagnies de gaz qui tentent elles aussi de voler les clients en programmant les machines pour en verser moins?! Bref, soyez toujours vigilant. Le prix de l’essence a connu une grande hausse au Mexique dernièrement et le salaire moyen brut par jour est d’environ 300 pesos. En ce moment le litre de régulier est à 16,50 pesos, faites le calcul, pour seulement 40 litres, ça coûte en avril 2017, 660 pesos. Ça ne laisse déjà plus beaucoup d’argent pour vivre. Les gens font ce qu’ils peuvent pour s’en sortir et parfois au détriment des autres…

À la prochaine 🙂

Marie-Claude

station essence
Pompe de la plus grande compagnie d’essence au Mexique.

Le recyclage au Mexique

Le recyclage au Mexique, voici un sujet qui me tient à cœur! Avant de déménager ici, je demeurais dans le quartier Rosemont. J’avais de la chance, car devant ma porte on ramassait mon recyclage et mon composte. Je jetais en moyenne un sac de vidange aux deux semaines et je trouvais ça vraiment chouette. À mon arrivée ici, j’étais un peu perplexe, car il n’y avait aucun recyclage. À deux, on doit jeter environ trois à quatre sacs de poubelle par semaine! Sur les bords des routes, on peut voir beaucoup de déchets de tous les genres; pneus, bouteilles de verre, du plastique, du papier, etc. J’avais un peu de difficulté à comprendre ce « désordre » et j’ai commencé à lire et à faire de la recherche sur le sujet. Après tout, le bac de recyclage chez le citoyen n’est apparu que dans les années 90 au Québec. Je me suis dit; « Tout n’est qu’une question de temps ici aussi, en attendant comment puis-je aider ce processus à avancer? ». Pour débuter, nous sommes allés à la ville et on nous a répondu qu’il n’y avait aucun système en place et encore moins d’argent pour le recyclage. Il n’y a que les grands magasins qui en font (cela leur donne une exemption de taxes). J’étais un peu déçue et je me demandais ce que j’allais faire de ce que je gardais à la maison (bouteilles de plastique et de verre, canettes d’aluminium, papier…). Je décide de continuer mes recherches. Il y a de rares petits endroits qui peuvent recevoir une peu de notre recyclage à la Paz, à des heures et jours bien précis, mais tout est séparé d’un bout à l’autre de la ville. Un peu plus loin, à la Ventana, des bénévoles reçoivent une fois par semaine le recyclage. Tout est donné à l’école du village et cela les aiderait à recevoir du matériel et/ou quelques sous. Par contre, cet endroit est à 45 minutes de route seulement pour y aller. Est-ce que dans notre cas, ça vaut la peine de polluer en roulant 1h30, en plus que l’essence n’est pas donné… Aussi, je tombe sur la compagnie Petstar (http://www.petstar.mx/) qui est un des plus grands transformateurs de PET au monde (voir l’article L’eau au Mexique). La compagnie est située dans la grande ville de Mexico et je ne suis pas plus avancée… J’ai même pensé acheter une machine, car je crois qu’il faut éduquer les gens et les habituer, comme ça été le cas au Québec. Je me disais; « Pourquoi ne pas mettre en place une machine qui donnera le crédit pour une bouteille d’eau lorsque les gens en rapporte 10?» Par contre le coût de la machine n’était pas donné et elle ferait une très, très longue route. Aussi, il faut savoir que les gens boivent plus de boissons gazeuses que d’eau au Mexique, allais-je encourager ça? Surtout pas! Avec un peu de résonnement et de réflexion, je me suis dit qu’il fallait que je commence à petite échelle. Comment puis-je recycler? J’ai commencé à chercher tout ce que je pouvais faire avec mon recyclage et maintenant je teste! Encore une fois merci Pinterest! Je commence avec ça et on verra ensuite où cela me mènera. Et vous, avez-vous déjà créé avec du recyclage, si oui, quoi?

Objets recyclés
Bouteilles de verre et liège recyclés

Sous-verres fabriqués avec des morceaux de liège ainsi que des chandelles coulées dans des bouteilles de verres.

Petites briques et verre.JPG
Petites briques avec dessus de verre brisé

Briques avec comme décoration de dessus des morceaux de verre brisés.

Prochain projet, faire des paniers avec des pages de revues et je journaux. À voir! 😉

Les allergies

Comme on dit, nouveau pays, nouvelles bactéries… Alors je vous présente ma nouvelle amie Loratadine;

Pilule allergie
Pilule contre les allergies

À quoi elle sert? À calmer mon urticaire! Je n’avais jamais vécu ça auparavant et cela fait maintenant 2-3 fois que ça arrive. La première fois, nous sommes allés monter une montagne pour admirer le lever du soleil. À notre descente, je me suis mise à me gratter assez intensément sur les jambes et les bras. Ma peau est devenue toute rouge et à certains endroits j’étais boursouflée comme si j’avais été piquée par plusieurs maringouins. Nous nous sommes alors précipités à la pharmacie. À ce niveau, les Mexicains ont compris quelque chose. On peut se présenter dans une pharmacie et en payant quelques pesos, (environ 50-60 pesos = moins de 5$ CAD en date d’aujourd’hui) rencontrer un médecin. Même si on n’est pas citoyen, on a droit à ce service privé très abordable. D’ailleurs à la pharmacie c’est assez semblable, votre prescription est terminée et vous avez besoin d’un renouvellement de votre médicament? Vous n’avez qu’à demander et vous recevrez! Je trouve ce système tellement pratique. Aucunement besoin d’attendre des heures à l’hôpital pour une mini urgence ou pour une prescription échue (pour un léger problème, on s’entend!). Je reviens à ma peau rouge qui me démange comme ça ne se peut pas… Cette dernière a fait une réaction inflammatoire et il s’agit d’une forme d’urticaire. L’air ambiant est rempli de pollens, moisissures, poussières, etc. et même si je n’ai touché à aucune plante, j’ai développé une forme d’allergie. La loratadine est un antihistaminique et elle soulage les effets très indésirés de l’allergie. En une heure, la démangeaison, la rougeur et les boutons ont tous disparus. Comme si rien ne s’était produit! Alors en cas d’une petite urgence comme celle-ci, ne vous gênez pas pour vous rendre dans une pharmacie, ils peuvent vous être de bons conseils.

 

 

Vivement les palettes!

En venant s’installer au Mexique, mon conjoint a acheté une petite maison. La grandeur représente celle d’un 4 1/2 à Montréal, ce qui est parfait pour 2 personnes. Lorsqu’on achète une maison ici, elle est pratiquement vide. Il y a les murs pour séparer les pièces, les portes et les fenêtres, le plancher, dans la cuisine il n’y a qu’un lavabo et la salle de bain est (heureusement!) un peu plus complète car elle possède douche, toilette et lavabo. Au niveau comptoir, tablette, miroir, garde-robe, il n’y a rien de rien, tout est à faire. Cela a de bons côtés, car ça permet de bâtir un chez-soi unique et très personnel. Plusieurs personnes me disaient; « Tu es chanceuse d’aller vivre au Mexique. Tu vas voir, le coût de la vie y est moindre, ça ne coûte pas cher là-bas. » Après quelques jours de magasinage, je n’étais pas du tout convaincue que le coût de la vie était si tant moins élevé. Pour débuter, il fallait équiper la maison des besoins essentiels; frigidaire, sofa, lit, réservoir d’eau chaude, accessoires de cuisine, laveuse, protection dans les fenêtres, air climatisé… Ensuite, il fallait installer des tablettes, des gardes-robe, organiser la cuisine, etc. En quincaillerie, j’ai trouvé plusieurs tablettes en bois. Pour un morceau de 24 x 10 x 1 pouces le prix était d’un peu moins de 20$ CAD. J’ai vite fait le calcul et après tous les premiers achats, le porte-feuille était déjà beaucoup moins épais. Il me fallait donc trouver rapidement un plan B. Après quelques recherches, nous avons trouvé une personne qui vendait des palettes en bois à moins de 5$ CAD chacune! J’ai toujours aimé travailler de mes mains. Nous avons donc acheté quelques outils et j’étais sur ma lancée! J’ai sué, oh que j’ai sué! Mais la fierté est grandement au rendez-vous. Merci à Pinterest pour toutes les idées, car ça ne fait que commencer! Ainsi je nous ai fabriqué des tablettes pour le coin lecture et télévision, un petit meuble d’entrée pour les souliers, un tabouret, un mini bar dans la cuisine, de petites tables… Voici quelques photos;

Tablettes palettes
Tablettes fabriquées avec du bois de palettes
Meuble entrée palette
Petit meuble d’entrée pour les souliers fabriqué avec du bois de palettes
Mini bar palette
Mini bar fabriqué avec du bois de palettes
Tabouret palettes
Tabouret fabriqué avec du bois de palettes

Pour ces 4 photos/projets, il y a environ 15$ CAD de bois de palette. Vivement l’économie d’argent et le fait d’avoir du temps!

Les toilettes au Mexique

Je sais, c’est un drôle de sujet! Mais c’est tout de même important d’en parler.

En premier lieu, dans les toilettes des lieux publics, vous remarquerez qu’il y a pratiquement toujours une poubelle à côté de la cuve ainsi qu’une affiche. Celle-ci vous demandera de mettre votre papier usagé dans la poubelle. Car les toilettes de plus de 10 ans n’ont pas un système d’égout fonctionnel. Si vous y ajoutez du papier, ça sera à vos risques et périls! Il y a de fortes chances que tout bloque ou encore, vous devrez tirer la chasse d’eau à plusieurs reprises avant que la toilette ne se vide. Je sais, quand nous ne sommes pas habitués à cette façon de faire, ça dégoûte un brin. Mais il faut faire avec. Puis il faut savoir que ces poubelles sont vidées fréquemment. Et après tout, au Québec, le programme d’assainissement des eaux est en fonction depuis seulement la fin des années 70. Tout n’est donc qu’une question de temps pour le Mexique aussi.

Ce qui est drôle lorsqu’on achète du papier à l’épicerie, c’est que la majorité des marques sont parfumées. Alors attention de bien lire avant d’acheter. Puisque pour les femmes n’étant pas habituées à ces produits, ce papier qui sent bon peut malheureusement causer une infection très indésirée. À éviter lorsqu’on est en voyage! 🙂

Le papier de toilette
Le papier de toilette au Mexique

Également, je vous suggère fortement de toujours avoir avec vous de l’eau et des mouchoirs. Certes que dans les nouveaux endroits, tout sera propre et fonctionnel, mais quand on voyage sur la route on ne sait jamais. Il m’est arrivée à quelques reprises qu’il n’y ait pas de papier, d’eau et encore moins de savon. J’étais bien heureuse d’avoir mon petit sac de mouchoirs dans ma sacoche ainsi qu’une bouteille d’eau pour me rincer les mains.

Mixer les passions; voyager et travailler

Normalement, je mets toujours en ligne mon article en début de semaine, mais je crois avoir une bonne raison d’écrire quelques jours plus tard. Nous étions à l’extérieur de La Paz, car mon conjoint a reçu une offre pour travailler sur un gros show de musique à Loreto. Je me suis dit; « Wow, mixer le travail de la production et voyager, j’ai toujours adoré! C’est une chance en or! » J’ai donc offert de faire des photos de plateau gratuitement afin d’accompagner mon homme. J’ai tout simplement adoré mon expérience! Certes que j’aurais aimé visiter à nouveau cette charmante petite ville, mais nous n’avons aucunement eu le temps. Toute l’équipe était charmante, les techniciens étaient professionnels, on avait droit aux mêmes genres de blagues et attitudes, l’équipement était de qualité… Bref, j’avais l’impression de me retrouver sur un plateau de tournage au Québec! Sauf qu’il y avait des palmiers et que les gens parlaient une autre langue. Si j’avais la chance de faire un tournage au Mexique, je sauterais définitivement sur l’occasion sans aucune hésitation. Les seuls trucs que je déplore, se sont les conditions de travail. Le patron était très gentil, chacun avait une chambre d’hôtel, il y avait de l’eau de disponible en tout temps, des toilettes étaient accessibles facilement, les repas de étaient payés, etc. Mais c’est clair que les Mexicains ne sont pas protégés par un syndicat. Dans le sens ou, la sécurité au travail est loin d’être une priorité comme au Québec, ainsi que les heures de travail… Certains techniciens ont fait une journée de travail d’environ 17-18 heures et jamais je n’ai entendu quelqu’un se plaindre ou faire la moue. J’ai trouvé cela courageux et tout à leur honneur. Vraiment! Si une autre occasion se présente, c’est clair que j’y retourne. Car même si nous étions dans une petite ville éloignée de Montréal, j’avais l’impression d’être chez moi.

Show Loreto
Show à Loreto, mars 2017

Les routes au Mexique

D’un pays à l’autre, les codes de la route diffèrent. Le premier conseil que je vous donne en ce qui concerne la conduite au Mexique c’est de prendre des assurances. Car en cas d’accident, vu que vous êtes l’étranger vous serez pratiquement toujours le coupable. Au Mexique, la majorité des gens ne sont pas assurés sur leur véhicule, car ça coûte cher, alors tout ce négocie suite à un accrochage. Si vous n’êtes pas assurés, il sera préférable de dédommager monétairement car cela vous coûtera plus cher d’aller en cour et de vous faire poursuivre.

La sécurité est très différente; les bébés et les enfants sont bien souvent assis en avant sans siège d’appoint, des gens sont assis à l’arrière des pick-up, les motocyclistes ne portent pas de casque et il arrive qu’ils se promènent à trois sur la moto, on voit des quatre roues sur la route, etc. Bref, tout semble si léger et simple ici qu’on en vient même à se demander si le Québec/Canada est zélé au niveau sécurité!

En ce qui concerne la conduite, ce n’est pas la même chose du tout! Les arrêts sont plus glissés qu’autre chose (si on ne fait pas de même, les autres véhicules passent à notre place!), plusieurs tournent à droite ou à gauche sur les lumières rouges, les lignes jaunes sur l’asphalte ne représentent pas vraiment grand chose (s’il faut dépasser alors qu’il y a une ligne jaune continue, on le fait c’est tout), les limites de vitesse ne sont pas vraiment respectées, les clignotants viennent clairement en option lors de l’achat du véhicule, les autos sont stationnées en tout sens et côté de la rue, etc. On doit avoir des yeux tout le tour de la tête, être très attentif et faire beaucoup de « eye contact » et de signe de main aux autres conducteurs et piétons. C’est comme ça que ça fonctionne ici.

La police… Encore une fois, on se demande à quoi elle sert celle-là. Elle donne plus de ticket pour les vitres trop teintées que pour les vraies infractions importantes et dangereuses, telle que la conduite en état d’ébriété par exemple. Juste avant les fêtes, les policiers font des barrages et vérifient si les papiers sont en règles et donnent des tickets si ce n’est pas le cas. Bien des mexicains les accumulent des années durant, pour négocier un prix à la baisse dans un avenir quelconque. Aussi, il n’est pas rare de voir des véhicules sans plaque d’immatriculation sur la route.

La nuit, il faut être très prudents, car les vaches et ânes traversent les routes à leur gré. Il faut savoir que si on tue une vache ou un âne avec notre voiture, on devra payer l’animal à son propriétaire. Autre détail très important, en cas de panne, n’abandonnez jamais votre véhicule vide sur le bord de la route, vaut mieux appeler une remorque et l’attendre. Car des gens passent et y mettent le feu (ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas plus que  vous!).

En guise de conclusion, observez bien la conduite des gens autour pour vous y faire et redoublez de prudence. Bonne conduite! 🙂

vache-route
Les vaches et ânes que l’ont voit fréquemment sur le bord de la route

 

Quelques photos en rafale;

Voici un exemple de voitures stationnées.

Voitures stationnées
Voitures stationnées dans une rue au Mexique

Comme vous pouvez le voir, ça porte un peu à confusion, car les véhicules circulent dans les 2 sens dans cette rue.

Motocycliste Mexique
Motocycliste sans casque

Il est plus rare de voir des motocyclistes avec un caque que sans…

Camion Mexique
Famille dans la boite arrière d’un camion

Beaucoup de gens voyagent dans la boite arrière des camions.

L’eau au Mexique

La péninsule de la Basse-Californie est entourée d’eau. D’un côté, il y a la Mer Pacifique et de l’autre la Mer de Cortez. Traverser d’un bord à l’autre prend environ 1 heure. L’océan est toujours magnifique à voir de partout et accessible facilement, par contre l’eau chez l’habitant n’est pas bonne à consommer du tout. Au Québec, il y a de l’eau partout et celle qui sort de nos robinets à la maison est très bonne à boire dans l’immédiateté. Ici, c’est une autre histoire et particulièrement pour cuisiner. En ce qui me concerne, j’ai un système très fragile et l’adaptation alimentaire n’a pas du tout été facile. Voici quelques-uns de mes trucs, remarques et observations.

En premier lieu, c’est triste, car j’étais habituée au recyclage, alors qu’ici, il n’y a rien du tout (mais on essaie de trouver des solutions, on en rejase dans un futur texte!). Il faut donc apprendre à faire certains deuils en venant habiter ici. C’est assez absurde en soit, car le Mexique est un grand consommateur de bouteilles de plastique. Également, on trouve dans ce pays un des plus grands transformateurs au monde de PET (abréviation de polyéthylène téréphtalate), la compagnie PetStar; http://www.petstar.mx/. J’ose espérer que tout est une question de temps pour changer les habitudes des gens. Lorsque vous achetez des bouteilles d’eau à l’épicerie ou au dépanneur, il n’y a aucun problème, car elles sont bien scellées. En ce qui concerne les bouteilles de 18 litres, faites attention. Des camions se promènent dans les rues des quartiers résidentiels pour en vendre (tout comme le gaz, voir l’article LE BRUIT), mais prenez garde. Les gens de la place consomment cette eau sans problème, mais en ce qui me concerne, mon corps réagit fortement. Ces bouteilles ne sont pas affiliées à une marque et elles ne sont pas scellées, on ne sait donc pas d’où elles viennent. À vos risques et périls!

Au niveau bar et restaurant, je vous conseille fortement de faire une recherche préalablement. Du moins si vous avez un système digestif sensible comme le mien ou que vous venez tout juste d’arriver. Une grande majorité des endroits font attention, servent des aliments bien nettoyés et de la glace faite d’eau purifiée, mais on ne sait jamais. Une fois, je suis allée dans un événement et j’ai consommé deux cocktails à base de jus de pamplemousse et de tequila, le tout bien garni de glace. Je vous épargne les détails de mes maux de ventre durant la nuit!

À la maison, voici ce que les gens utilisent;

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Désinfectant pour l’eau

On met nos aliments dans un bol d’eau purifiée, on ajoute quelques gouttes du désinfectant (10 gouttes pour 1 litre) et on laisse tremper durant 15 minutes. Suite à cela on rince nos aliments à l’eau purifiée et le tour est joué. Les Mexicains font cette procédure pour les fruits et légumes qui seront consommés crus. En ce qui me concerne, je fais cette procédure pour tous les aliments dû à ma grande fragilité. Certes que cela augmente le temps de préparation, mais on s’y fait à la longue. Puis oui c’est agréable de manger au restaurant, mais pour épargner, il n’y a rien de tel qu’un bon repas fait maison. Bon appétit! 🙂

La sécurité

Au Mexique bien des trucs diffèrent sur bien des sujets, mais cette fois-ci, parlons maison et sécurité. Ici, les détecteurs de fumée ne sont pas obligatoires. Au Québec, on sait que si les pompiers passent à la maison, qu’ils vérifient notre détecteur et que celui-ci ne fonctionne pas, nous aurons droit à une contravention. Les matériaux de fabrication de maison au Mexique ne sont pas les mêmes qu’au Québec. À titre d’exemple, la maison dans laquelle je vis présentement, est à l’épreuve des ouragans (eh oui, l’été ils sont assez fréquents!). Tous les murs sont en béton, donc assez difficile de prendre en feu. Le détecteur n’est donc pas primordial.

Aussi, la plupart des portes et fenêtres de maisons sont couvertes d’une grille de protection, en voici un exemple;

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Exemple de protection couvrant les portes et fenêtres.

Ces grilles de métal sont soudées dans les murs de béton au-devant des portes et fenêtres. Il est donc pratiquement impossible de rentrer à l’intérieur, à moins de littéralement briser les murs. Grâce à ces protections, on peut dormir les fenêtres ouvertes. Sans cela, je n’oserais même pas! Car par ici, les histoires de gens qui se sont fait voler, voir même lorsqu’ils dormaient ne sont pas rares. Également, les habitations sont entourées de murs ou de clôtures qui protègent le terrain et la maison. En parlant avec quelques personnes vivant ici depuis toujours, on m’a dit que voilà une dizaine d’années, ce n’était pas ainsi. Lors des journées trop chaudes d’été par exemple, les gens faisaient du camping sur leur terrain, ils laissaient les portes et les fenêtres débarrées et ce n’était pas dangereux. Or, de nos jours, tout cela est fortement déconseillé. Les raisons de ce changement de mode de vie n’est pas tellement clair. Tout cela serait dû à un mélange de l’augmentation de la pauvreté, de l’arrivée « d’étrangers », des cartels de drogue, etc. Donc, protégez-vous et pensez sécurité avant tout! Barrez vos portes et fenêtres lorsque vous quittez ou que vous dormez s’il n’y a pas de protection. Dans le meilleur des mondes, évitez de consulter la police. Pour déjà avoir été dans cette situation (on a dévalisé ma chambre d’hôtel et tout volé sauf mon linge sale!) c’est loin d’être une partie de plaisir. La personne en charge de prendre ma déposition au poste de police dormait. Cette dernière a même osé me demander si je pouvais revenir plus tard pour retourner se coucher?! Certes qu’il était environ 3 heures du matin, mais quand même! En ce qui concerne la Police fédérale, les gens d’ici ne leur font pas confiance du tout. Bien souvent, ils sont corrompus et ils ne feront absolument rien pour vous aider. Pensez à votre sécurité premièrement et avant tout et faites confiance à votre instinct.

Je sais que tout cela est absurde, mais c’est comme ça. Le Mexique est un super pays, il fait beau et chaud, en Basse-Californie l’océan est partout autour de la péninsule, les palmiers et cactus sont charmants à voir… Mais il faut garder les portes et les fenêtres fermées. À la longue, on s’habitue et on apprend à bien profiter de l’extérieur durant le jour.